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Butry à travers les âges 

"Au bord de l’Isara (nom ancien de l’Oise), un jour, personne ne sait encore quand, quelques nomades vivaient jusque-là de pêche, de chasse, de cueillette de fruits et racines, se sont fixés probablement parce que l’endroit parut favorable à leurs projets. C’est à eux probablement que nous devons notre village."

Historique réalisé grâce à l’ouvrage " Butry l’indépendante" ecrit par Jacqueline Dorison, Claudie Duchesnes, Isabelle Gouhoury et Jean Barrera - disponible en Mairie-Photos issues de cet ouvrage

A la préhistoire :

D’après les spécialistes, l’île de France aurait été investie vers 400 000 ou 500 000 ans avant notre ère. Nous n’avons, aujourd’hui, aucune certitude sur l’existence de notre village à cette époque là, si ce n’est la présence sur le territoire de vestiges préhistoriques.

A l’époque gallo-romaine :

Nous n’avons pas plus de précision sur l’apparition de Butry en ce temps-là, mais son nom indique «une création ancienne». En effet, tous les noms de village de l’île de France se finissant en y sont bien souvent «un héritage de l’époque gallo-romaine où la coutume était de faire suivre un nom (fréquemment de personne) d’un suffixe Iacus ou Iacum». Il est donc fort probable que Butry se soit appelé Butriacum ou Butriacus.
Cependant, les découvertes archéologiques faites sur le site du village prouvent une activité gauloise et mérovingienne. De plus, des pièces de monnaie à l’effigie de Jules César ont été retrouvées à différents endroits de Butry prouvant ainsi, la présence certaine des troupes romaines lors des conquêtes contre les Gaulois. D’autres éléments d’une époque légèrement plus récente confirment cette notion de visite romaine dans notre village.

Au Moyen-Age :

Le premier document officiel mentionnant l’existence de Butry (qu’on écrit alors Butery ou Buthery) apparaît en 1151 dans un inventaire des biens de l’abbaye de Saint-Martin de Pontoise. D’après les documents retrouvés, il convient d’en déduire que Butry n’est, à cette époque, qu’un ensemble de terres cultivées réparti entre les différents seigneurs des environs tels que Gautier de Valmondois, un certain Drogo de Valonnio ou encore Léonard de l’Isle, qui se partagent et offrent aux abbayes environnantes, certaines des redevances qu’ils en récoltent de par leurs droits féodaux. Au fil des ans, ces terres vont passer de mains en mains sans que l’on en retrouve de véritable trace, si ce n’est quelques noms qui se transmettront durant l’histoire de notre village tels que Cossart ou Langlois. Ce manque de précision va s ‘accentuer lorsqu’en 1356 les Anglais envahissent notre région suivis des hordes qui ont survécu au massacre de Poitiers qui ne laisseront derrière leur passage que ruine et désolation. Il ne faut pas non plus oublier, le fait que la guerre de Cent Ans aura grandement fragilisé la sécurité et la gestion de ces terres, abandonnées pour l’occasion et déjà infestées de brigands et autres bandits de grand chemin.

Au XVème siècle :

Le XVème siècle marquera la fin du joug anglais sur tout le territoire du Vexin et la reprise du cours normal des affaires, dont les trésoriers de France demanderont un dénombrement précis aux religieux de Saint-Denis.

Au XVIème siècle :

Ce siècle sera presque aussi désastreux pour notre région que le précédent du fait des guerres de religions entre catholiques et protestants qui ne prendront fin qu’en 1598, lors de la signature de l’édit de Nantes par Henri IV, ne libérant pas pour autant les villageois des pillages. Les autres fléaux seront naturels : Une terrible inondation en 1564, un tremblement de terre en 1581, une épidémie en 1583 et un ouragan de grêle en 1593.

Au XVIIème siècle :

Les documents archivés de cette période, prouvent une activité commerciale plus dynamique et plus diversifiée. Les terres de Butry sont toujours réparties entre le clergé, les différents seigneurs et quelques « bourgeois de la ville ». L’Oise, ce fleuve bien connu des habitants des environs, devient une voie de communication prépondérante tant sur le plan commercial qu’humain. Mais cet essor ne privera pas Butry de nombreuses années difficiles dues aux rudes conditions climatiques. On dénombrera encore 3 crues importantes. Une en 1649 et deux autres en 1651 et 1658.
En 1664, 1ère date de recensement connue, notre village compte 54 feux, ce qui équivaut à environ 200 habitants.


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Au XVIIIème siècle :

C’est au tout début de ce siècle que l’on verra naître la première chapelle à Butry, en lieu et place de notre actuelle mairie, grâce à un philanthrope du nom de Claude Paulmier.
A partir de 1746, Butry se réunifie sous la main du prince de Conti qui acquiert progressivement la plupart des terres entre L’Isle-Adam et Pontoise, et ce jusqu’en 1779, date de sa dernière acquisition, pour en faire son terrain de chasse. Il s’en séparera finalement en 1782 au profit de son cousin, Monsieur, frère du Roi Louis XVI, futur Louis XVIII. Cette réserve de gibier intouchable sera la cause de nombreux dégâts sur toutes les cultures présentes dans ce périmètre. Non content d’être ainsi abusés, les butryots soutenus par l’Eglise, ajouteront cette doléance dans le célèbre cahier qui sera plus tard un des détonateurs de la révolution de 1789. Butry se retrouve alors sous la même juridiction qu’Auvers. C’est en janvier 1790 que le village, suite au décret de l’assemblée constituante nouvellement créée, est rattachée géographiquement à la commune d’Auvers dont le premier maire, remplaçant le procureur syndic sous la monarchie, sera Antoine Garrot. A l’aube de la révolution, 184 personnes habitent le village.


visionner un extrait du cadastre



Au XIXème siècle :

 


A l’aube du 19ème siècle, Butry tend peu à peu à devenir prospère malgré les dépenses causées par la présence de différentes troupes de passage en 1814 et 1815. C’est un habitant de Butry, monsieur J.P Aimable Guérin qui est alors, maire d’Auvers.
Les premières querelles territoriales entre Valmondois et Auvers vont naître et permettre à notre commune de se dessiner progressivement pour ressembler à celle que nous connaissons aujourd’hui. C’est grâce à la révolution industrielle et à l’arrivée du chemin de fer reliant Paris à la Belgique, en passant par Auvers, inaugurée le 13 juin 1846, que Butry et ses environs vont se populariser et attirer les artistes et parisiens fortunés en quête de calme et de nature. Or, Butry n’est pas encore munie d’une gare. Il faudra donc attendre le 9 avril 1877 pour qu’elle soit inaugurée et pour qu’une ligne d’intérêt local entre Ermont et Valmondois s’y arrête. Cette gare, en grande partie située sur le territoire de Butry ne portera jamais son nom, malgré la pétition faite dans ce sens par ses habitants, probablement sous le prétexte, que notre commune dépendait d’Auvers, qui en possédait déjà une.


Visionner une carte de la région datant du 19ème siècle



Butry s’équipe aussi de voies routières remplaçant les chemins de terre battue peu praticables.
Autre élément dans l’évolution de ce village, l’acceptation du projet d’école communale le 30 octobre 1881, permettra aux enfants d’éviter une heure de marche pour se rendre à l’école d’Auvers.
Voici quelques autres dates importantes et faits divers relatés sur la commune durant tout ce siècle :
- Le 9 juillet 1836 : température la plus haute du siècle atteinte : 38° C
- Décembre 1836 : l’Oise monte de 3 mètres 20 – idem en février 1860
- 1866 : De nombreux incendies criminels déclenchés par un enfant désoleront la commune, entraînant l’achat par souscription d’une pompe qui resservira abondamment quelques 13 ans plus tard durant les incendies d’été des mois d’août et septembre 1879.
- Le 5 décembre 1879 : une chute de neige atteindra par endroit jusqu’à 2 mètres
- Le 9 décembre 1879 : température le plus basse du siècle atteinte : -24°C
- Le 1er mai 1884 : arrivée des tuyaux relatifs à la distribution des eaux
- Le 7 juillet 1900 : inauguration de la première cabine téléphonique


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Au XXème siècle :

En 1901 Butry compte 412 habitants dont une petite partie forme la nouvelle classe professionnelle depuis la fin du 19ème siècle : les employés du chemin de fer.
N’échappant pas à la seconde révolution industrielle, les rues de Butry se modernisent peu à peu. C’est ainsi qu’apparaît l’éclairage au gaz vers 1905.
En 1906, notre commune se dote enfin d’une vraie salle de classe, la précédente étant une propriété privée. Celle-ci est encore visible aujourd’hui mais n’est plus utilisé
 


Autre événement reflétant le caractère technologique de ce siècle , l’aéroplane de monsieur Jules Vedrines se pose sur le plateau de Butry, en haut de la rue de la cavée, probablement le 14 juillet 1914.
Environ deux semaines plus tard, débute une guerre qui décimera 12% de sa population masculine.


 

 


Toujours aussi populaire pour ses bords d’eau, notre commune accueille nombre de personnalités. Il n’est donc pas surprenant, d’y croiser, au détour d’une rue, Yvonne Printemps, future épouse de Pierre Fresnay, ou Arthur Bernede à qui nous devons le roman « Belphegor », ou encore Santos-Dumont, célebre pour ses expériences aériennes et bien d’autres.
En 1931, Butry possède 575 habitants « dont le caractère campagnard est encore nettement marqué . »
Bien que toutes les rues ne sont pas encore goudronnées, notre commune continue son évolution technologique et obtient la distribution d’eau publique à partir de 1932, mais reste limitée à certains quartiers. En 1939, on commence l’installation de l’éclairage des rues à l’électricité mais il ne sera disponible qu’en 1945.

Le 3 septembre 1939, la France déclare la guerre contre l’Allemagne. Butry comme ses autres communes ne sera pas épargnée. S’en suit à partir du 17 juin 1940, une période d’occupation. Le reste de l’histoire est connu et notre village subira la même terreur et les mêmes restrictions que beaucoup en France. Celui-ci est libéré le 31 août 1944 et comptera encore de nombreuses pertes humaines.
1945 marque le début de la reconstruction avec une population de 667 habitants dont 31 étrangers.
L’héritage de cette guerre ne facilitera pas la vie des butryots affaiblis, mais ils ne cesseront malgré tout leur lutte pour l’indépendance. Ce qui débouchera enfin sur la création de commune géographique et administrative à part entière, le 3 juillet 1948. Le 12 septembre suivant, on élit dès le premier tour son premier conseil municipal. C’est monsieur Emile Hauw, ancien conseiller d’Auvers qui sera élu Maire.
A présent que notre village est indépendant, les événements vont s’accélérer. L’arrivée de l ‘électricité et du téléphone dans les foyers fera partie de la suite logique de son développement.
C’est au cours de la 2ème moitié du 20ème siècle que cette nouvelle commune va se doter d’une église grâce à la souscription publique, de nouveaux lotissements, d’un nouveau groupe scolaire et enfin d’une nouvelle mairie. De nouvelles associations de loi 1901 vont fleurir (bien après la première créée en 1936) pour occuper les nouveaux butryots arrivant en nombre.

Au XXIème siècle :

Depuis des siècles, Butry se bat pour son indépendance et l’a obtenu. Aujourd’hui, fière de ses 2003 habitants, Elle est une commune dynamique et tend à le devenir davantage. En effet, étant passée à l’ère de la téléphonie mobile et à celle de l’Internet, elle se veut à la pointe du progrès en matière de communication. De ce fait elle vous offre ce site grâce auquel vous pouvez découvrir sa géographie, la visiter, découvrir ses conseillers, les contacter, et bien plus encore.
Après des années d’existence et à travers les épreuves passées, Butry a su garder son charme rural, sa beauté qui font d’elle une commune où il fait bon vivre et respirer.


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Historique réalisé grâce à l’ouvrage " Butry l’indépendante" ecrit par Jacqueline Dorison, Claudie Duchesnes, Isabelle Gouhoury et Jean Barrera - disponible en Mairie-
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